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Cadmium dans l’alimentation : ce que j’ai appris lors de la conférence de M. Fenioux - Octobre 2026

J’ai eu la chance, mardi 20 octobre 2026, de rencontrer M. Christian Fenioux, fondateur des Laboratoires FENIOUX créés en 1985, lors d’une conférence en petit comité. Il est venu nous parler d’un sujet hautement important, actuel, de santé publique et de politique : la contamination de nos organismes au cadmium, du fait d’une alimentation et de sols extrêmement pollués en France, résultant de l’utilisation qui a été faite, et est toujours faite, en particulier dans l’agriculture conventionnelle, de pesticides et d’engrais phosphatés.

Ces sols pourraient être dépollués avec certaines plantes et engrais verts notamment, mais leur usage et leur mise en place ne sont pas subventionnés à l’heure actuelle en France.

Ce sujet commence tout juste à être évoqué par certains médias, mais la prise de conscience collective tarde encore à se faire.

Selon M. Fenioux, c’est une véritable bombe à retardement au sein de notre population, et notamment des plus jeunes : les enfants, aussi petits soient-ils, et les adolescents.

Cette conférence a permis de répondre à certaines de mes interrogations : quels aliments sont concernés ? Comment réduire les teneurs en cadmium dans notre organisme ? Comment protéger les enfants ?

Bien qu’assez dense, elle n’a pu résumer qu’en substance toutes les recherches et l’expérience de M. Fenioux sur ce sujet.

Aussi, dans cet article, je vais essayer d’être brève mais concise.

Déjà : Qu’est-ce que le cadmium ?

Sols polluées au cadmium aliments à éviter et ceux à privilégier pour préserver notre santé

Le cadmium (symbole chimique Cd) est un métal lourd naturellement présent à l'état de traces dans les sols. [1, 2]

Qu'est-ce que c'est ?

  • Un élément chimique : C'est un métal mou, brillant et blanc-argenté, proche du zinc et du mercure.
  • Un contaminant environnemental : Sa présence dans la nature est renforcée par les activités humaines, principalement l'usage d'engrais minéraux phosphatés en agriculture et la métallurgie. [1, 2, 3]

Quels aliments sont les plus riches en cadmium ?

Voici une liste non-exhaustive : 

  • Les céréales, quelles qu’elles soient
  • Les produits élaborés à partir de leurs farines, tout particulièrement la farine de blé : pain, pâtes, pizza, céréales de petit-déjeuner (qui visent tout particulièrement les enfants…)
  • Le riz, les pommes de terre…
  • Le chocolat dont le cacao provient d'Amérique du Sud (privilégier le cacao d'Afrique de l'Ouest et en particulier de Côte d'Ivoire)

Il est donc important de réduire fortement notre consommation journalière de ces produits, et vous l’avez compris, en particulier chez les jeunes, voire les très jeunes adolescents et enfants…

Pollution des sols au cadmium préserver son organisme via l'alimentation les aliments à éviter et ceux à privilégier

Quels aliments privilégier à la place ?

Vous pouvez cependant forcer sur :

  • les légumes (issus de l'Agriculture Biologique de préférence, vous comprenez bien pourquoi) : choux, cucurbitacées, navets, choux-raves, légumes racines, betterave rouge, poivrons (s’ils sont bien tolérés évidemment)
  • les aliments riches en oméga 3 (anti-inflammatoires)
  • les légumineuses
  • les viandes blanches…

Privilégiez les circuits courts : allez vers vos producteurs et maraîchers locaux, pour éviter les surcoûts liés aux marges des uns et des autres au passage.

La liste des choses que vous pouvez manger est longue, et rien ne vaut le circuit court et la paysannerie, qui a grand besoin de soutien en réalité ! 

Quels sont les effets du cadmium sur l’organisme ?

Pollution des sols au cadmium risques et organes les plus touchés en conséquence

Liste non exhaustive, encore une fois

Les principaux organes concernés : 

  • Cerveau : effets pro-inflammatoires du cadmium, effets plutôt pro-Alzheimer, Charcot, Parkinson…
  • Bronches : il détruit progressivement les alvéoles pulmonaires en venant s’y poser, les fumeurs sont tout particulièrement exposés.
  • Artères : le cadmium altère l’endothélium qui recouvre nos vaisseaux et les protège, ce qui permet aux plaques d’athérome, en lien avec le cholestérol oxydé et le calcium, de s’y déposer plus facilement.
  • Cœur : rendu plus rigide progressivement, il peut voir réduire avec le temps ses facultés d’éjection du sang.
  • Foie, pancréas,
  • mais aussi ovaires / testicules (baisse de la fertilité, effets accentués en cas d’exposition à des perturbateurs endocriniens, mieux connus aujourd’hui).
  • Reins,
  • Os, mâchoires…

Un cadmium qui s’accumule dans l'organisme, et notamment au niveau des reins

Le cadmium, éliminé en partie dans les urines, ne l’est jamais complètement (seulement 90% sont éliminés selon les recherches de M. FENIOUX) : une bonne partie reste stockée dans le foie (pendant 2 à 5 ans potentiellement) puis est envoyée aux reins. Comme tous les métaux lourds, le cadmium vient s'ajouter dose par dose dans l'organisme, et est stockés un peu peu partout dans l'organisme. Mais il est vrai que le foie et les reins sont tout particulièrement mis à mal avec le temps.  

Concernant les reins, selon M. FENIOUX, le risque d’hypertension artérielle et de dégradation des reins est donc réel au fil du temps.

De plus, le cadmium empruntant les voies d’assimilation du fer, du zinc et du calcium, il peut jouer sur le métabolisme calcique et donc favoriser l’ostéopénie puis l’ostéoporose, qui ne touche pas que les femmes ménopausées. 

Comment protéger sa santé et celle de nos enfants ? Ce que propose M. Fenioux

Préserver sa santé et celle de ses enfants et adolescents par le biais de l'alimentation et éventuellement d'une supplémentation associée

Déjà, prendre conscience de la situation actuelle, agir à son petit niveau en préservant sa santé et celle de nos enfants par le choix d’une alimentation moins riche en cadmium, en évitant ou à minima réduisant la dose journalière par le fait de manger moins d'aliments dans la liste ci-dessus (pain, pâtes, farines de blé, céréales...) 

 

et bien sûr en accompagnant les carences en fer, en zinc et en calcium qui vont favoriser l’absorption et le stockage du cadmium qui empruntent les mêmes voies d'assimilation via l'intestin grêle notamment. 

CADCONTROLE des Laboratoires FENIOUX, disponible à mon cabinet

CADCONTROLE du laboratoire FENIOUX pour réduire l'assimilation du cadmium qui contamine la nourriture l'eau l'air

Pour cela, il a mis en place un produit nommé CADCONTROLE, accessible via le laboratoire Fenioux, notamment par mon intermédiaire au cabinet (ce qui évite les frais de port), afin d’apporter quotidiennement des ions fer, zinc et calcium, et d’inhiber l’assimilation du cadmium par l’organisme via l’alimentation (à savoir qu’on peut également l’assimiler par l’eau ou l’air).

Bien sûr, pour ma part, je vérifie en amont pour chacun(e) qu’aucune contre-indication médicamenteuse ou autre n’existe avant de mettre ce produit à votre disposition, car comme tout médicament ou complément alimentaire, il peut avoir des interactions et une incidence s’il n’est pas adapté à la personne.

Le produit, assez unique, est volontairement proposé à un prix relativement dérisoire, afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Il est également adapté à partir de l’âge de 3 ans (dans ce cas, on ouvrira la gélule pour en verser le contenu dans une compote, un dessert...)

Vous l'aurez compris, le combat contre le cadmium est véritablement devenu le cheval de bataille de M. FENIOUX : il parcourt d’ailleurs la France entière actuellement pour parler de ce sujet et alerter le plus possible sur ce nouveau scandale sanitaire, dont les effets, se mesureront très certainement dans les toutes prochaines décennies. Malheureusement, les enfants et les adolescents exposés tout au long de leur vie, en seront potentiellement les victimes les plus importantes. 

Le besoin d'agir et de rester dans l'action

La force d'action du collectif face à la pollution de notre nourriture sols air eau par le cadmium

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article que j’écris d’un seul jet, car c’est un sujet qui me touche, me révolte, et me donne envie d’agir à mon petit niveau, en particulier pour les générations qui arrivent.

À votre écoute si besoin d’approfondir ce sujet.

Bien à vous, 

Julie / Nature Bienveillante 

Ce que disent l’ANSES et les pouvoirs publics

 

  • Alimentation = première source : dans son expertise du 25 mars 2026, l’ANSES confirme une surexposition de la population française au cadmium par l’alimentation, qui représente jusqu’à 98 % de l’imprégnation chez les non-fumeurs. L’agence précise que cela vaut y compris pour l’alimentation bio.
  • Aliments contributeurs : selon l’ANSES, les céréales du petit-déjeuner, pains, viennoiseries, pâtisseries, biscuits, pâtes, riz, blé, pommes de terre et certains légumes en contiennent le plus. Les céréales de petit-déjeuner chocolatées figurent parmi les plus chargées. Pain, pommes de terre, pâtes, riz et pâtisseries représentent ensemble 55% de la part alimentaire de l’imprégnation.
  • Part de la population : 47,6 % des adultes de 18 à 60 ans dépassent les seuils critiques, et l’ANSES relève une imprégnation préoccupante dès le plus jeune âge.
  • Recommandation de l’ANSES : réduire la consommation de produits à base de céréales, de pâtes et de pommes de terre.
  • Engrais : selon l’INRAE, 50 à 70 % du cadmium qui entre aujourd’hui dans les sols provient des engrais phosphatés, le stock existant étant surtout ancien (nature du sol, pollution industrielle, engrais du XXᵉ siècle). L’industrie des engrais, elle, développe des procédés de « décadmiation » qu’elle juge complexes et coûteux.
  • Dépollution : la dépollution par les plantes est, selon l’INRAE, encore au stade expérimental. 
  • Santé : le rapport de l’Assemblée nationale évoque une accumulation dans le pancréas et une association avec un vieillissement ovarien précoce et une baisse de fertilité. 
  • Mesures publiques : le gouvernement prévoit d’abaisser la limite dans les engrais phosphatés de 90 à 60 mg/kg en 2027, puis 40 mg/kg en 2030. Une proposition de loi a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 3 juin 2026. Depuis le 16 juin 2026, le dépistage urinaire est remboursé à 60 % pour les personnes vivant sur un sol reconnu pollué ou suivies pour intoxication chronique.

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